(petit plan)

La situation à 15-16 heures le 2 décembre 1805
Cette carte en format plus grand
Déclaration de Napoléon à l’Armée, après la bataille
Soldats, je suis contant
de vous. Vous avez, à la journée d’Austerlitz, justifié tout ce
que j’attendais de votre intrépidité; vous avez décoré vos aigles
d’une immortelle gloire. Une armée de 100 000 hommes, commandée par
les empereurs de Russie et d’Autriche, a été, en moins de quatre
heures, ou coupée ou dispersée. Ce qui a échappé a votre fer s’est
noyé dans les lacs. Quarante drapeaux, les étendards de la garde impériale
de Russie, cent vingt pièces de canon, vingt généraux, plus de 30
000 prisonniers, vent le résultat de cette journée à jamais célèbre.
Cette infanterie tant vantée, et en nombre supérieur, n’a pu résister
à votre choc, et désormais vous n’avez plus de rivaux à
redouter. Ainsi, en deux mots, cette troisième coalition a été
vaincu et dissoute. La paix ne peut plus être éloignée; mais comme
je le promis à mon peuple avant de passer le Rhin, je ne ferai
qu’une paix qui nous donne des garanties et assure des récompenses a
nos Alliés.
Soldats, lorsque le peuple
français plaça sur ma tête la couronne impériale, je me confiai
à vous pour la maintenir toujours dans ce haut éclat de gloire qui
seul pouvait lui donner du prix à mes yeux. Mais dans le même
moment nos ennemis pensaient à la détruire et à l’avilir
! Et cette couronne de fer, conquise par le sang de tant de Français, ils
voulaient m’obliger à la placer sur la tête de nos plus
cruels ennemis ! Projets téméraires et insensés que, le jour même
de l’anniversaire du couronnement de votre Empereur, vous avez anéantis
et confondus ! Vous leurs avez appris qu’il est plus facile de nous
braver et de nous menacer que de nous vaincre.
Soldats, lorsque tout ce
qui est nécessaire pour assurer le bonheur et la prospérité de notre
patrie sera accompli, je vous ramènerai en France; là vous
serez l’objet de mes plus tendres sollicitudes. Mon peuple vous reverra
avec joie, et il vous suffira de dire, J’étais à la Bataille
d’Austerlitz, pour que l’on répondre, Voilà un brave.
Napoléon
Austerlitz, 12 frimaire an
XIV (3 décembre 1805)
info@austerlitz2005.com